EUROSIMA poursuit sa mobilisation

La mobilisation se poursuit pour une réouverture des plages et des pratiques sportives individuelles dans les vagues et sur les plans d’eau intérieurs dès le 11 mai.
 
Dans la perspective du déconfinement, EUROSIMA a souhaité alerter ses différents partenaires institutionnels pour permettre la reprise des activités sportives de pleine nature, dans le respect des recommandations sanitaires nécessaires.
 
Si la plupart des activités outdoor peuvent reprendre, la question de l’ouverture des plages pour accéder à l’océan qui est notre terrain de jeu naturel demeure en suspens.
 
C’est pourquoi, EUROSIMA, en étroite collaboration avec les élus, les associations de professionnels et les fédérations sportives liées à l’Action Sports, poursuit son action.
 
A cet effet, EUROSIMA a adressé un courrier de recommandations pour une reprise des activités physiques en mer sous la formule de « plage dynamique » co-signé avec la Fédération Française de Surf aux Ministères, Maires et Préfet du littoral.
 
Répondant à l’initiative de Pierre Froustey, Président de MACS, l’association a pu, durant ce week-end, participer à la rédaction d’un amendement spécifique « pour la réouverture des plages du littoral et des plans d’eau intérieurs aux fins exclusives de pratiques sportives dynamiques ou de pleine nature » aux côtés de la Fédération Française de Surf, du Comité Départemental des Landes, des élus et d’Eric Kerrouche, Sénateur des Landes.
 
Le Sénat a malheureusement rejeté ce projet d’amendement proposé par Eric Kerrouche hier. Cependant, celui-ci doit être débattu à l’Assemblée Nationale aujourd’hui, et nous espérons que les députés du littoral engagés pour une réouverture des plages et des plans d’eau le 11 mai, feront la différence lors de ce vote.
 
Enfin, une lettre adressée au Premier Ministre a également été rédigée avec un certain nombre d’élus locaux de la Région Nouvelle Aquitaine, pour soutenir notre volonté d’une reprise de la pratique sportive dans les vagues et sur les plans d’eau à partir du 11 mai.

En voici le contenu :
(Ce courrier fait office de référence pour soutenir toutes les démarches de réouverture des lieux de pratiques d’Action Sports nautiques dans la limite de la bande des 300 mètres. N’hésitez pas à le relayer ou à vous en inspirer pour vos démarches auprès des collectivités locales sur tout le littoral français et les DOM).

 

Monsieur le Premier Ministre

Dans le cadre du déconfinement progressif, vous avez affirmé la nécessité de poursuivre les efforts afin de contenir et faire régresser la pandémie tout en permettant, à toutes et à tous de vivre au mieux cette période et commencer à retrouver, au fil des jours, une vie normale.

Pour ce faire vous avez posé quelques principes simples et notamment celui de la confiance dans le dialogue entre les Maires et le corps préfectoral pour mettre en œuvre les différentes actions qui permettront d’atteindre ces objectifs.

Dans ce cadre, il a été précisé que les activités sportives dites de pleine nature seront de nouveau ouvertes aux pratiquants, au même titre que les autres pratiques sportives. Mme la Ministre des Sports a même précisé que : « Le sport reprendra en France à partir du 11 mai, avec des règles de distanciation bien précises. La pratique en club pourra se faire, avec des groupes de moins de dix personnes, en extérieur, sauf pour les sports collectifs et de contact. Mais toutes les associations, y compris celles de sports collectifs et de judo, pourront proposer des activités, en respectant la distanciation. On travaille également sur la réouverture des équipements en fonction de l’évolution de la pandémie ».

Ainsi, les activités dites de pleine nature, sous réserve du strict respect des protocoles sanitaires vont pouvoir reprendre, à l’exception de nombreuses activités pratiquées en mer, sur les plans d’eau ou sur les plages qui sont aussi des « terrains de jeux » au même titre que la montagne, la forêt.

Ces différentes pratiques dynamiques sont exclues de fait car elles requièrent de traverser les plages qui demeurent des espaces publics interdits, et ce quelle que soit la classification du département.

Le littoral serait-il plus propice à la propagation du virus que la montagne ? Nullement, si habitants, pratiquants, élus font preuve de responsabilité et que s’engage un dialogue constructif avec les représentants de l’Etat.

L’article L 2213-23 du Code General des Collectivités Territoriales stipule que c’est le maire qui est compétent pour exercer la police des baignades et des activités nautiques pratiquées à partir du rivage avec des engins de plage et des engins non immatriculés. Cette police s’exerce en mer jusqu’à une limite fixée à 300 mètres à compter de la limite des eaux. Le maire réglemente l’utilisation des aménagements réalisés pour la pratique de ces activités.

Un accès aux plages encadré par un protocole sanitaire et réglementaire élaboré par les acteurs locaux, validé par l’autorité préfectorale et les ARS locales, à l’instar de ce qui a été fait pour les marchés de plein vent, est possible.

Les maires qui souhaiteraient exercer cette faculté se doteront de moyens de police maires pour en assurer la bonne exécution. Parallèlement, les différentes fédérations sportives proposeront des protocoles sanitaires qui seront validés par leurs autorités de tutelle. Les maires veilleront aussi à l’application des règles en matière de déplacement.

Autoriser l’usage des plages, de façon dynamique, soit pour y pratiquer des activités sportives soit pour accéder à des pratiques sportives contribuera à redonner aux populations qui vivent  sur le littoral un bien-être et luttera contre un sentiment d’injustice.

Mais ceci permettra aussi d’éviter des difficultés d’interprétation pour les pouvoirs de police mais aussi les usagers. Ainsi, une embarcation partant d’un quai, d’un ponton sera autorisée, alors que la même embarcation, partant d’une plage, ne le sera pas.

Cette faculté donnée aux maires permettra à la relance des activités économiques liés à ces pratiques, mais aussi constituera un test grandeur nature en amont de la saison estivale. En dernier lieu les clubs pourront aussi proposés des activités dans le cadre de la reprise des activités scolaires et péri scolaires.

En dernier lieu, cette possibilité sera l’occasion de tester les différents dispositifs nécessaires en amont de la saison et ce afin d’être opérationnel le moment voulu.

En espérant, Monsieur le Premier Ministre que vous accéderez à cette demande.