EUROSIMA soutient le concept de plage dynamique dès le 11 mai

La mobilisation se poursuit pour une réouverture des plages et des pratiques sportives individuelles dans les vagues dès le 11 mai. A cet effet, EUROSIMA a adressé un courrier de recommandations co-signé avec Fédération Française de Surf aux Ministères, Maires et Préfet du littoral et a participé à la rédaction d’un amendement spécifique aux côtés des Sénateurs et Députés du territoire de la Nouvelle Aquitaine.

 

En voici le contenu :

 

Recommandations pour la reprise de l’activité Surf

L’EUROSIMA (Association Européenne des Industriels et fabricants de Surf), ayant pour mission de fédérer, promouvoir et développer les entreprises de la « Glisse, Activités Aquatiques » en France et en Europe.

Soutient les préconisations pour une reprise progressive de l’accès à l’océan, et des pratiques sportives dans les vagues, élaborées par la Fédération Française de Surf, dans le cadre d’une « plage dynamique »

A l’heure où le déconfinement  est envisagé à partir du 11 mai prochain en France, il est important d’anticiper les pratiques sportives et aquatiques sur le littoral.

En effet, si les sports collectifs en salle ou par équipes posent des difficultés de distanciation, les activités « Outdoor » ou « de plein-air » relèvent pour certaines de pratiques individuelles.

En outre, un écosystème caractérisé en France par un fort dynamisme économique s’est constitué. Derrière les pratiquants représentés par nos fédérations, se sont créés des milliers d’emplois : fabricants de matériel, accessoires et textile, territoires touristiques et leurs commerces et hébergements, guides et moniteurs, employés de clubs associatifs et des écoles privées, organisateurs d’évènements sportifs, qui tissent un véritable tissu économique.

Prenant en considération le rôle social et sanitaire essentiel de nos activités, reconnu par les ministères des Solidarités et de la Santé, de l’Éducation nationale et des Sports, et croyant que des mesures de distanciation prolongées les mois suivant la sortie progressive du confinement ne sont nullement contradictoires avec les pratiques sportives de plein-air, nous souhaitons pouvoir être rassurés sur la reprise rapide de nos activités, ludiques, vitales, humaines.

Nous devons nous organiser afin que les précautions sanitaires prioritaires, qui devront rester de mise, soient compatibles avec une réouverture des plages et lieux de pratiques des activités aquatiques, de manière responsable et régulée dès le 11 mai.

Nous soutenons donc cette reprise progressive et raisonnée des activités comme le préconise la Fédération Française de Surf référente pour, sur notre territoire, organiser, développer et réglementer la pratique du surf et des disciplines associées (bodyboard, longboard, bodysurf, stand-up surfing, surf et wing foil, windsurf, kitesurf et kayak surf) :

 

Pour un retour à l’activité physique individuelle en mer / océan sous la formule de la « Plage Dynamique » : 

Dans ce contexte, la Fédération Française de Surf, accompagnée de son réseau de structures affiliées et labellisées, soumet des pistes de réflexion pour permettre une reprise d’activité de l’ensemble de ses disciplines, en métropole et dans les DOM, de façon progressive, citoyenne et adaptée au contexte sanitaire et local.

Le surf, et ses disciplines associées de vague (Bodyboard, Longboard, Bodysurf, Stand-up surfing et Paddle) est un sport individuel se pratiquant dans un environnement naturel : l’océan.

Le Stand Up Paddle, représente également une forte pratique en plan d’eaux intérieurs.   

La pratique du surf a des vertus avérées sur la santé. L’espace maritime et aquatique permet de respecter la distanciation pour la pratique de l’activité. Pour des raisons de sécurité un espace de plus de 2 mètres entre les pratiquants fait partie de la culture et des recommandations déjà habituellement appliquées.

En complément des interactions limitées entre individus, dans le contexte du Covid 19, les clubs et écoles de surf prendront des mesures exceptionnelles afin de garantir l’intégrité physique de leurs adhérents et personnels.

Les éducateurs sportifs diplômés d’Etat, dans le cadre de leur mission de prévention sur la sécurisation de l’activité nautique, se feront les ambassadeurs des bonnes pratiques à tenir concernant le Covid 19. D’une part, par un respect strict des gestes barrières et normes sanitaires, d’autre part, en cas de nécessité, par le rappel de ces mêmes gestes barrières au public.

Une campagne d’information et d’affichage va être organisée et relayée par tous les clubs et écoles de la fédération, en collaboration avec les municipalités, et à l’attention de leurs clients et stagiaires, ainsi qu’auprès des pratiquants « dits libres ». 

Compte tenu de ce qui précède, le retour des citoyens à la mer/océan serait autorisé dès le 11 mai 2020, à condition de respecter les principes ci-après.

  • Principe de la définition du pratiquant de Surf : citoyen individuel muni d’un support de pratique tel que planches de surf, bodyboard, longboard, kneeboard, Stand Up Surfing et Paddle, palmes pour le bodysurfing.
  • Principe d’individualité : le retour à l’océan doit se faire individuellement et non en groupe (à l’exception des familles)
  • Principe d’accès à la mer : le retour à l’océan pourrait se faire par un couloir d’accès à la mer, sans stagner sur la plage et dans d’autres zones adjacentes, telles que les parkings.
  • Principe de distanciation sociale : les pratiquants s’engagent à respecter la distance minimale de 2 mètres lors de leurs déplacements sur le parking, l’accès plage et sur la zone d’activité dans l’océan.
  • Principe de la proximité : chaque pratiquant privilégie la pratique au plus près de chez lui et assurera une reprise dans des conditions accessibles suivant son niveau et selon sa condition physique.

Ces recommandations, en adéquation avec celles de la Fédération Française de Surf, devront également faire l’objet d’un engagement civique, responsable et durable de la « communauté surf», ce qui permettrait un retour progressif de l’activité sportive individuelle, du bien-être physique dans un premier temps, et une relance des activités associatives, économiques et commerciales dans un second temps.