Surf Summit 2022, une édition sous le signe du changement et de l’adaptation

« BE WATER MY FRIEND »

C’est avec cette citation mythique de Bruce Lee que Jean-Louis Rodrigues, a ouvert la 21e édition du Surf Summit au Casino de Hossegor les 13 et 14 octobre derniers. Devant un parterre de plus de 360 personnes, le président de l’EuroSIMA a détaillé l’ambition de toute la filière : celle, en reprenant la métaphore de l’acteur sino-américain – « quand on met de l’eau dans un verre, il s’unit au verre, quand on met de l’eau dans une bouteille, il devient la bouteille, quand on le met dans une théière, ils ne font plus qu’un » – de se transformer pour épouser les défis de notre époque.

« Cette année, nous avons choisi de questionner notre équilibre : comment en trouver un meilleur, dans nos vies et pour notre planète. Notre élément aquatique nous rappelle à notre capacité d’adaptation pour répondre à nos enjeux actuels dans cette période instable. Que ce soit durant les différentes conférences des sportifs, entrepreneurs, scientifiques qui viennent partager leurs parcours et expériences, ou bien au contact des exposants venus présenter leurs services et produits innovants lors de la huitième édition de l’exposition « Surfing Lounge », j’espère que ces deux journées de Surf Summit vous aideront à trouver des idées nouvelles et à engager les changements nécessaires pour rester compétitif tout en opérant notre transition sociale et environnementale », a invité Jean-Louis Rodrigues.

 

« PRENDRE DES RISQUES »

C’est avec une autre référence cinématographique qu’Arthur Guerin-Boëri lui a emboîté le pas. Le Français le plus titré de l’histoire de l’apnée avec cinq titres mondiaux et huit records du monde, a exposé sa « passion de jeunesse, le film Le Grand Bleu de Luc Besson, comme pour beaucoup d’entre vous dans cette salle j’imagine ». Le sportif, interrogé par Dave Mailman, explique comment sa fascination de Jacques Mayol l’a incité à découvrir l’apnée à 26 ans.

« Je me suis tout de suite senti à l’aise sous l’eau. J’adore les aspects à la fois méditatif et sportif de l’exercice ». Arthur Guerin-Boëri a ensuite détaillé devant un auditoire conquis comment il a réussi à se fixer sans cesse des objectifs, passant de l’apnée loisirs à la compétition. « Jusqu’à être capable en 2016 de nager 300 mètres en apnée, soit six longueurs de bassin olympique, le record du monde de ma discipline. J’avais tout fait dans mon domaine et j’ai donc voulu trouver des défis ailleurs ». Cet « ailleurs » sera toujours sous l’eau, car le sportif ne peut se passer de « l’apesanteur, le contact avec l’élément et la force mentale requise pour s’empêcher de remonter à la surface », mais désormais elle sera froide, glacée même.

« L’eau froide est bénéfique pour le corps, mais nos connaissances médicales sur une exposition prolongée sont encore au niveau expérimental. Le plus gros challenge pour ces records a donc été de gérer ma trouille » a avoué le champion, avant de développer longuement les enseignements qu’il a invité chacun à appliquer dans sa vie privée et professionnelle. « Quand on maitrise quelque chose parfaitement, il faut sortir de sa zone de confort et accepter de prendre des risques. Au début, c’est difficile, mais il faut réussir à s’abandonner à sa passion et avancer par petites étapes. Seul quelqu’un qui n’a jamais vécu l’échec, le craint », a exhorté Arthur Guerin-Boëri, les yeux déjà rivés vers ses deux prochains défis : montrer les plus beaux lieux européens pour faire de l’apnée et nager avec les orques.

 

« RENAISSANCE DU SURF »

Des échecs, Maurice Cole en a connu dans sa vie. Et il les a exposé, sans fard, à Hossegor, là où ce surfeur et shaper de légende a habité quinze ans, après y avoir dompté « la meilleure vague de sa vie », et avant de repartir en 1995 sur ses terres natales australiennes. Plus qu’une leçon de surf ou de shape, il a tenu durant le Surf Summit à donner une leçon de vie, de sa vie intimement liée au surf dès son plus jeune âge. « Depuis la première fois que je me suis tenu debout sur une planche, la passion ne m’a plus quitté. Le surf, c’est ce monde qui accepte des personnes excentriques comme moi, qui innovent, qui se développent en harmonie avec la nature. Maintenant, c’est le moment d’une renaissance du surf authentique. Nous avons la chance d’attirer une nouvelle génération, je serai là pour l’épauler », a promis Maurice Cole.

Mike Stewart, neuf fois champion du monde de bodyboard et champion de bodysurf, a lui aussi insisté sur la nécessité de transmettre « tout ce qui fait le surf, l’arrivée sur la plage, le moment ou on observe les vagues avant d’entrer dans l’Océan. Tout ce qui n’existe pas dans une piscine à vagues ». Cet « amoureux des vagues », qui a dompté celles mythiques de Pipeline, a détaillé les expériences totalement différentes entre la pratique dans les vagues naturelles et artificielles. « La vague de Kelly (Slater dans son complexe à Leemore en Californie) ne vous pousse pas, mais vous tire en arrière, par exemple. C’est de l’eau douce et non salée. Les sensations sont différentes », a comparé Mike Stewart, engagé depuis deux ans avec des professeurs du MIT dans un travail de recherche sur les mouvements des océans pour mieux les comprendre et protéger.

« Il faut re-raconter l’histoire du surf à cette nouvelle génération, ces néo-pratiquants si nombreux », a également estimé Nicolas Dazet, directeur marketing d’Ocean52, lors de la table ronde des représentants du board d’EUROSIMA. Les témoignages de Kévin Lestrade, directeur général de Bythewave technologies, et Philippe Sirech, fondateur de Spotyride, confirment cette position en s’appuyant sur l’engouement observé par leurs entreprises respectives. D’où l’importance d’organiser des événements forts en Europe, a souligné Jean-Louis Rodrigues. « Nous avons tout tenté », a-t-il affirmé, en référence à la décision de la WSL et de Boardriders le 29 juillet dernier d’annuler le Quiksilver / Roxy Pro France qui devait se tenir du 12 au 23 octobre à Hossegor, Seignosse et Capbreton. « La Ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra nous a, lors de sa récente visite, assuré qu’elle est prête à engager la conversation avec la WSL pour le retour d’un évènement d’envergure sur nos côtes en 2024, lorsque le surf sera à l’honneur aux JO, mais à Teahupoo. »

 

« AGILITÉ DANS UN MONDE DE L’INCONNU »

Frédéric Tain, rédacteur en chef de Sport-guide.com, en présentant son observatoire économique de la distribution sport et outdoor en Europe, a lui aussi tiré le portrait de cette nouvelle génération de surfeurs et de sportifs en général, qui, selon le moment, pratiquent du sport entre amis le weekend, la semaine avec leurs collègues ou encore en famille sur le lieu de vacances.

« Le besoin est différent pour chaque usage. Et attention, désormais le consommateur veut tout : le prix le plus bas, mais aussi du conseil. De la flexibilité pour commander son produit en ligne et le retirer en magasin car il veut acheter à la fois sur internet et en magasin. Mais uniquement dans des magasins qui donnent envie d’y venir. Sans oublier que le consommateur achètera de plus en plus auprès d’autres consommateurs, car nous devenons tous revendeurs de produits de seconde main ». Si le gâteau du marché de l’outdoor est amené à grossir de 6% par an pour atteindre 164 milliards d’euros en 2025 d’après les projections de Deloitte pour l’ISPO de Munich, seuls « les plus agiles dans le monde de l’inconnu dans lesquels nous rentrons » en auront leur part selon Frédéric Tain.

De l’agilité, il en faut aux acteurs britanniques depuis le Brexit, ont témoigné leurs représentants, Tom Copsey (manager de produits combinaisons chez O’neill), Sean Harris (responsable des ventes Europe chez Rip Curl) et Richie Jones (PDG de VVAST Europe) lors d’une table ronde animée par Wilco Prins, PDG de Salts Only et ancien président d’EUROSIMA. « La période post-Covid et post-Brexit a été, comment dire, un peu turbulente pour nous tous. Il a fallu s’adapter, notamment dans le domaine logistique », a expliqué Sean Harris. « Le marché a été perturbé, mais il ne faut pas oublier qu’il n’est pas aussi important que sur le Continent. Pratiquer du surf dans des eaux froides est autre chose que de le faire ici sur la côte landaise. Le surf français a un temps d’avance, qu’elle consolidera avec les JO, mais les Britanniques arrivent », a pointé Tom Copsey. « Ce qui est intéressant de voir, c’est que la forte poussée de l’e-commerce durant la pandémie, que certains pensaient acquise en Grande-Bretagne, ne l’est pas. Les magasins ont de l’avenir », a jugé Richie Jones, ajoutant que de nouvelles marques comme Animal confirment leur développement aussi.

« Parmi les multiples effets de la pandémie sur notre industrie, je retiens celui de l’engouement pour nos sports de pleine nature, qui continuent à attirer des pratiquants. Avec un effet positif sur nos ventes, qui ont explosé en 2020 et 2021, à tel point que nous avons connu des ruptures d’approvisionnement, notamment pour les combinaisons. Même si le rythme a logiquement ralenti, la tendance continue à être positive, y compris pour le textile. Ce que je retiens aussi, c’est que cette crise a forgé nos convictions sur l’écoresponsabilité : la plupart d’entre vous s’étaient déjà engagés dans cette voie, les efforts ont été accentués, mais il faudra aller plus loin. Et surtout mieux faire connaitre les avancées aux consommateurs », a estimé Jean-Louis Rodrigues.

 

« LA SOBRIÉTÉ EST DEVENUE UN ENJEU DE PERFORMANCE »

Parmi ces avancées, certaines sont plus difficiles à obtenir que d’autres a souligné Emmanuel Debruères, PDG d’Oxbow, en prenant l’exemple de sa collection Made In France. « Il ne faut pas le cacher : faire fabriquer du textile dans notre pays est un chemin encore très compliqué. Nous avons par exemple dû nous-mêmes, avec notre partenaire fabricant DSL Tex de Capbreton, trouver le tissu et toutes les pièces auprès de fournisseurs dans différentes régions alors que les industriels asiatiques livrent un produit fini ». Mais les premiers résultats sont là : « cette collection printemps-été 2022, pour laquelle nous avons retravaillé des imprimés des années 1990, représente déjà 10% du chiffre d’affaires de nos boutiques ».

Ludovic Quinault, ex-directeur général de la marque SKFK, a lui aussi insisté sur les difficultés de faire pivoter une entreprise d’un « sourcing Asie à un sourcing éthique et durable, un virage que nous avons entamé en 2013 quand il n’y avait quasiment aucune information disponible ». Après avoir calculé son empreinte carbone dès 2015, l’entreprise textile espagnole propose dès 2016 une collection entièrement recyclée et elle loue même ses vêtements depuis 2019. « Avec un succès immédiat, notamment en France et auprès d’une clientèle plus jeune », a ajouté le dirigeant.

Un bel exemple des manières dont une marque peut « passer d’une stratégie de volume à une stratégie de valeur. C’est indispensable, car la sobriété est devenue un enjeu de performance. La RSE n’est plus réservée à quelques sociétés ou une partie des salariés » a exhorté Aude Penouty, fondatrice du bureau de conseil créatif et sourcing durable Entada Textile. En donnant de nombreux exemples concrets de marques qui avancent pas à pas vers une économie circulaire, elle a donné la parole lors d’une table ronde à de nombreux acteurs engagés.

Ainsi, Nin Castle de Reverse Resources a expliqué que « l’économie circulaire commence par le tri des déchets, car bien triés ils peuvent redevenir des produits ». Savoir identifier, mais aussi localiser et quantifier les masses de déchets disponibles pour d’autres fabricants, c’est exactement ce que la plateforme propose avec l’objectif d’atteindre la circularité dans l’industrie dès 2030. Jenny Lartizien a quant à elle exposé la vision qu’elle développe avec Vincent Lartizien, ancien surfeur professionnel, et Francois Payot, ex-dirigeant de Rip Curl. Avec leur entreprise Les Chanvres de l’Atlantique, ils apportent leur pierre à l’édifice en introduisant le chanvre dans le Sud-Ouest. « Une plante qui a été diabolisée, mais qui pousse en trois mois, n’importe où sur la planète, tout en nettoyant les sols et pouvant être valorisée de nombreuses façons ». La jeune société l’a utilisée pour les murs de sa première usine, qui vient d’être achevée à Saint-Geours-de-Maremne, et elle commercialise les graines, à consommer, mais aussi sous forme d’huiles essentielles et bientôt une ligne de vêtements.

Gabe Davies, Ocean Marketing Manager chez Patagonia Europe, a lui aussi appelé ses pairs à faire confiance à d’autres matériaux, comme la matière naturelle Yulex qu’elle cherche à populariser comme alternative au néoprène à base de pétrole. « De petites actions réunies permettent de changer le système », a insisté l’ancien surfeur, rappelant que le fait que sa société a désormais « la planète terre comme seul actionnaire incite à une vision de long terme pour la protéger ».

 

« DES VAGUES EN ANTARCTIQUE »

Chacun à leur façon, ils font partie de ceux qui se mobilisent pour protéger « notre terrain de jeu, l’Océan » comme aime le dire Jean-Louis Rodrigues. Un terrain de jeu dont la santé est fragile a rappelé David Salas Y Melia, Directeur de recherche au Centre national de recherches météorologiques et Météo France. « Comme le dit clairement le GIEC, l’influence de l’homme sur le réchauffement climatique est sans équivoque. Les phénomènes climatiques extrêmes, comme des vagues de chaleur, de fortes pluies et des sécheresses, seront plus fréquents et intenses », a rappelé le climatologue. Il aborde, entre autres, l’impact sur nos Océans qui se traduit par la hausse de la température ainsi que par la hausse du niveau de la mer, causé en partie par la fonte des calottes et glaciers.

« On prédit qu’il y aura davantage de vagues en Antarctique, mais je ne suis pas sûre que ce soit une bonne nouvelle pour votre industrie », a lancé David Salas Y Melia sous forme de boutade. « Ce qui est certain, c’est qu’il n’est pas trop tard pour limiter le réchauffement à 1,5° ou 2°, mais nous n’y arriverons pas si nous poursuivons avec la même croissance carbonée. Tout le monde doit faire sa part ».

 

« LE SURF, UNE FILIERE ÉCONOMIQUE SI SPÉCIFIQUE À LA NOUVELLE-AQUITAINE »

Comment mesurer l’activité générée par la mer dans la Région Nouvelle-Aquitaine et plus spécifiquement ses vagues à la renommée internationale ? C’est à cette question que la Région a apporté des réponses chiffrées dans une première étude « du poids économique de la vingtaine de filières maritimes régionales » révélée lors du Surf Summit. Pour tirer leur portrait, les données de différentes sources dont l’Insee, l’Urssaf et l’ADI, ont été croisées avec celles des différentes fédérations professionnelles dont l’EUROSIMA. Au total, 19 000 établissements et 58 000 personnes ont une activité en lien avec la mer. Cela représente 2,5 % des emplois régionaux, mais 13,5% en moyenne dans les bassins de vie littoraux.

Toutes ces entreprises ont réalisé, en cumulé, un chiffre d’affaires de 4,8 milliards d’euros dans la Région en 2019 pour une valeur ajoutée de 1,5 milliard d’euros. « Si on écarte le tourisme littoral représentant 35 000 emplois, nous dénombrons 7000 sociétés dans quatre domaines maritimes : le nautisme, la naval et la glisse dans laquelle vous vous trouvez ; les ports, la logistique et le transport ; la valorisation des ressources marines et la gestion, la recherche et la formation », a détaillé Marjory Gorge, chargée de mission filières nautique, navale et glisse de la région Nouvelle-Aquitaine. Au total, 22 500 personnes travaillent dans ces quatre grands secteurs, dont 60% dans les trois bassins d’emplois les plus importants que sont La Rochelle au nord, Bordeaux et le bassin d’Arcachon au centre et Bayonne au Sud. Les activités industrielles représentent les trois-quarts (73%) des emplois du domaine nautique, naval et glisse. D’après l’étude, les « industries nautiques et navales apparaissent comme les plus porteuses d’emplois, avec une part plus importante de CDI, des emplois qualifiés et 800 emplois supplémentaires à pourvoir ». Pour l’industrie et le commerce de la glisse, les perspectives sont encore meilleures : pour 1400 emplois existants, la Région estime que 460 pourraient être créées. De plus, contrairement aux industries naval et nautique, une « majorité de femmes y sont embauchées ».

La filière surf est « un segment spécifique à la Nouvelle-Aquitaine, avec des entreprises multi-activités enregistrées sous 36 codes NAF différents, ce qui rend le décompte et la comparaison complexes », a pointé Marjory Gorge, qui a volontairement écarté d’autres sports de glisse, comme le skate en ville ou encore le snowboard en montagne, pourtant proposées par les membres de l’Eurosima pour se focaliser sur l’activité littorale. Avec son équipe, elle a dénombré 322 entreprises réalisant 80,7 millions d’euros de valeur ajoutée. Les deux-tiers d’entre elles sont installés dans les Pyrénées Atlantiques et les Landes.

Par nombre d’emplois, en revanche, c’est la fabrication d’articles textiles et articles de sport qui représente la part du lion avec 951 postes. « Les dix plus gros employeurs représentent 69% des emplois », a affirmé Marjory Gorge. Eric Sargiacomo, chargé de mission au Conseil départemental des Landes présent dans la salle, souligne que « c’est surtout un écosystème composé de PME et startups. Parmi les entrepreneurs locaux, plusieurs ont démarré dans cette industrie de manière très internationale avant d’investir ici. C’est sans oublier l’image du surf, qui attire des touristes dans notre région, même s’ils ne sont pas pratiquants ». Alors que l’envie de pratiquer du sport en pleine nature est de plus en plus forte, la filière surf n’a pas fini de prendre de l’envergure, au sens économique comme symbolique, en Nouvelle-Aquitaine.

 

SEALOCKER ET SES CASIERS CONNECTÉS REMPORTENT L’APPEL À PROJETS INNOVATION

Après le fabricant angloye de pains de mousse de planches de surf en mousse recyclée et recyclable Polyola l’an dernier, c’est au tour de Sealocker de remporter l’appel à projets innovation et le chèque de 2500 euros. La start-up, née en 2021 à la technopole Izarbel de Bidart et installée à Hossegor, avait déjà gagné l’an dernier un accompagnement personnalisé d’un an. Elle a été sélectionnée cette année parmi la vingtaine dossiers, dont Trashboards (skates en cartons recyclés) et My Sessions (Plateforme de partage de photos de surf) étaient également finalistes. Nicolas Farolfi, fondateur de Sealocker, développe avec son nouvel associé Matthieu Guyonnaud, une double innovation : la réservation de planches de surf via son application (plus de 800 utilisateurs à date) et leur location et vente en libre-service grâce à des casiers connectés. « Sealocker entend répondre à la problématique du transport de matériel, que ce soit une planche, un kayak ou des skis pour les vacanciers, qui pourront ainsi être loués en toute saison et à toute heure. Et pour les locaux, le locker offre un choix large de matériel, en fonction des conditions ou pour un test avant achat », explique Nicolas Farolfi. Le premier casier, de 3,70 mètres de hauteur dessiné par l’agence bayonnaise Outerfcraft et intégralement fabriqué en France, a été installé à Biarritz aux Ateliers de la Côte le 22 septembre dernier.

Sealocker prévoit d’en installer une quinzaine dès l’an prochain. Toujours accompagnée par Estia Entreprendre, la start-up vient de recevoir une subvention de la région Nouvelle-Aquitaine et de Bpifrance. Une garantie aux yeux des mairies, des magasins de surf et des shapers. La société a déjà une trentaine de partenariats, majoritairement en Nouvelle-Aquitaine mais aussi en Bretagne et à La Réunion. « Nous simplifions la location pour le loueur, pour qui il s’agit d’une activité chronophage, ainsi que pour l’utilisateur : toutes les démarches administratives sont enregistrées et le retrait de la planche, choisie parmi plus de 140 exemplaires disponibles actuellement, se fait par QR-code », a détaillé le fondateur, qui a moult fois expliqué le fonctionnement devant le casier installé au sein du Surfing Lounge, vitrine des innovations de la filière.

Cet espace dédié accueillait cette année 21 jeunes sociétés pour présenter leurs innovations et nouvelles tendances, dont des majors telles que Rip Curl et Oxbow. Entre les planches écoconçues de Polyola (lauréat 2021), celles imprimées en 3D par Wyve (lauréat 2019), la digitalisation de la réservation de sports de glisse avec Spotyride ou Surf Now, les produits de seconde main avec All Troc et la wax de cire d’abeille de Sim Wax, les participants du Surf Summit ont pu découvrir quelques-unes des tendances actuelles de la filière.

 

UNE SESSION DE LIVE SKETCHING ANIMÉE PAR ALEXANDRA PISTER

 

DÉCOUVREZ LA VIDÉO DE L’ÉVÈNEMENT :

 

Retrouvez toutes les photos de l’évènement en cliquant ici ! ©StéphaneRobin-Eurosima